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Sunshine (5/10)


« Critique de Muriel-Hublet: Un film qui va faire à grand renfort de battage médiatique l’ouverture du Festival du Film Fantastique d’ici quelques jours.
L’histoire sera brève à résumer.
Le soleil se meurt, et la terre est condamnée à en subir les répercussions.
Une seule solution, provoquer une explosion sur l’astre de lumière pour créer une nouvelle étoile dans la moribonde.
Pour ce faire, on envoie un vaisseau vers le soleil agonisant, avec pour mission d’y déposer une bombe.
Inutile de poursuivre plus loin de résumé, cela risque de devenir très confus.
Le vilain mot est dit : confus et brouillon.
Les images sont superbes, splendides, à couper le souffle, la musique souligne ou amplifie toutes les sensations et c’est là le côté positif de l’histoire.
Après un quart d'heure, on a vite compris que le scénario va s’apparenter à Armageddon avec Bruce Willis, ou tout autre genre de film, mission suicide pour sauver la Terre.
Avec son lot de trémolos humanitaires et ses généreuses phrases altruistes du style, Je me sacrifie pour le bien de tous !, on a très vite fait d’espérer un souffle novateur ou un vent de fraîcheur cosmique.
On navigue plutôt allégrement dans le vide sidéral (scénaristique).
On se dit donc qu’on va se rabattre sur les effets spéciaux et autres petits plaisirs délectables du genre et là aussi déception.
A par les époustouflantes images de planètes, on a rien de bien innovant côté effets spéciaux à se mettre sous la dent.Les coursives du vaisseau sont toujours aussi démesurément longues (à tel point qu’on utilise des trottinettes), les scaphandres s’apparentent aux personnages de Stargate, la ferme à oxygène à des images qui ressemblent furieusement à celles de Paycheck.
Si l’impression désagréable que le monde de la science-Fiction futuriste est un peu en panne d’imagination, me taraudait déjà, c’est désormais une certitude.
Rien de neuf sous le Sunshine, même plutôt une catastrophe ridicule qui accumule les lourdeurs de récit et les poncifs du genre comme il n’est pas permis.
La fin du film vire dans un gore incompréhensible, inexpliqué, que rien ne justifiait.
Les images s’enchaînent, tressautantes, faites de gros plans guère explicatifs, d’une suite de scènes sans réelle logique.
Plongé le spectateur dans le brouillard cosmique, l’entourer d’un nuage flou est une manière fréquente dans la fiction, mais Sunshine perd toute rationalité (enfin le peu qu’il en avait) pour tomber dans l’incompréhensible abîme d’une fin qui sent désagréablement le bâclé ou la panne d’inspiration. 
Dommage, de gaspiller une pareille qualité visuelle et musicale à ce qui pour le reste est un lamentable bricolage.  »  Lire l'article

Flux : Cinema > Roulive.com - Critiques de films

Date de publication : 2007-03-31

Source : http://www.roulive.com/modules.php?name=Reviews&rop=reviews_index&start=0

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